Les politiques viennent dialoguer avec les entreprises sur la croissance verteVERS L’ENTREPRISE GLOBALE ET INNOVANTE?
Après les «Trente Peu Glorieuses» (1979 - 2009)
Les réflexions abondent - crise oblige - sur ce que pourrait être ni plus ni moins un nouveau statut de l’entreprise dans un cadre économique revisité. Il est vrai que nous sommes bien placés aujourd’hui pour constater l’urgence induite par une perte implacable de valeurs au sein de nombre de grandes entreprises, et ce au profit d’une séduction bien superficielle d’un capital financier souvent non choisi. Il ne s’agit nullement au travers d’un tel débat d’une quelconque chasse à de présumés coupables qu’auraient été des formateurs de manageurs (suivistes plus qu’initiateurs), voire - pour Dominique Wolton notamment - des chercheurs dépourvus de courage, en tout cas des chefs d’entreprise étourdis par les «Trente Peu Glorieuses» qu’auraient été les trois dernires décennies de notre histoire économiques…
D’EVA À LA POMME DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
Dans le florilège d’images - elles aussi paradoxalement superficielles -, on retiendra tout de même le départ d’Eva («economic value-added») au profit de l’arrivée de DD (dixit Eric Israelewicz), le carré magique où s’introduirait la société civile (dixit le même), mais surtout une morale en quête de sens (et pas celle qui n’en a pas - merci d’y réfléchir…-). Va-t-on ainsi remplacer les actionnaires par des mots clefs? «Adhésion, responsabilité, loyauté, engagement» proposent de leur côté Olivier Marchal et Jean-Marc Leroux dans le dossier consacré par La Tribune à la réinvention de l’entreprise. Mais où en est le dépassement des savoirs des trois décennies aujourd’hui honnies, plus précisément leur interaction avec l’expérience, seule génératrice de savoirs globaux? C’est là d’ailleurs précisément le déficit majeur de la formation des responsables économiques, visible par exemple au travers de l’usage de bonnes pratiques mal analysées, peu suivies surtout et encore moins validées sur le terrain.
Il en est de même avec le développement de relations transactionnelles au sein de la « génération Y », relations où les échanges de savoirs s’avèrent de fait quasi-absents : voilà en effet un défi mal formulé et aux enjeux mal pensés, où se retrouve oubliée l’efficacité de la «great place of work», de même que la place des savoirs et des savoir-faire. L’évocation de l’entreprise et des fonds socialement responsables fait oublier le rôle central des talents et du travail d’équipe fondé sur la complémentarité des compétences dans les nouveaux liens d’engagement et les investissements mutuels. On laisse de côté également une éthique partagée par tous - on sait où mène la mono-éthique -, et du coup le rôle des savoirs dans les pratiques éthiques… et donc du capital humain et immatériel: sans le second, l’homme n’est au cœur de rien, à l’heure précisément de l’effacement des institutions étatiques. Faut-il rappeler à la suite du Prix Nobel Schoutz, qui définit le capital humain comme la somme des compétences, expériences et connaissances - le vrai triangle -, parallèlement aux formulations de Boutis qui parle de «rassemblement des ressources intangibles possédées par les membres de l’institution».
DU CAPITAL HUMAIN AU CAPITAL IMMATÉRIEL
Tout passe ici par le modèle de Michael Porter auquel on reproche précisément - largement à tort - d’oublier complètement le capital humain dans sa démarche. Des études récentes montrent pourtant que la gestion du capital intellectuel, la connaissance rare et l’expertise permettent largement le développement de nouveaux produits et surtout de nouveaux rapports avecle client. Comment dès lors concilier ce qui n’est qu’un constat que nous pouvons tous aisément faire avec la mise en cause d’une «méritocratie» éminemment utile? La connaissance, le capital intellectuel et immatériel sont à la base, d’une manière ou d’une autre, de l’avantage concurrentiel né de la maîtrise des intangibles (Charles Henri Besseyre Deshorts).
Quant à l’innovation, au sein de l’entreprise de demain, elle reste paradoxalement figée dans ses formulations traditionnelles, et non comme lien entre tous les facteurs évoqués. Où est donc passée la révolution des paradigmes?
http://laura-garcia-vitoria.blogspot.com/2009/09/vers-lentreprise-globale-et-innovante.html Le président du Forum Laura GARCIA VITORIA Présidente / ARENOTECH.VERS L’ENTREPRISE GLOBALE ET INNOVANTE?
Après les «Trente Peu Glorieuses» (1979 - 2009)
Les réflexions abondent - crise oblige - sur ce que pourrait être ni plus ni moins un nouveau statut de l’entreprise dans un cadre économique revisité. Il est vrai que nous sommes bien placés aujourd’hui pour constater l’urgence induite par une perte implacable de valeurs au sein de nombre de grandes entreprises, et ce au profit d’une séduction bien superficielle d’un capital financier souvent non choisi. Il ne s’agit nullement au travers d’un tel débat d’une quelconque chasse à de présumés coupables qu’auraient été des formateurs de manageurs (suivistes plus qu’initiateurs), voire - pour Dominique Wolton notamment - des chercheurs dépourvus de courage, en tout cas des chefs d’entreprise étourdis par les «Trente Peu Glorieuses» qu’auraient été les trois dernires décennies de notre histoire économiques…
D’EVA À LA POMME DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
Dans le florilège d’images - elles aussi paradoxalement superficielles -, on retiendra tout de même le départ d’Eva («economic value-added») au profit de l’arrivée de DD (dixit Eric Israelewicz), le carré magique où s’introduirait la société civile (dixit le même), mais surtout une morale en quête de sens (et pas celle qui n’en a pas - merci d’y réfléchir…-). Va-t-on ainsi remplacer les actionnaires par des mots clefs? «Adhésion, responsabilité, loyauté, engagement» proposent de leur côté Olivier Marchal et Jean-Marc Leroux dans le dossier consacré par La Tribune à la réinvention de l’entreprise. Mais où en est le dépassement des savoirs des trois décennies aujourd’hui honnies, plus précisément leur interaction avec l’expérience, seule génératrice de savoirs globaux? C’est là d’ailleurs précisément le déficit majeur de la formation des responsables économiques, visible par exemple au travers de l’usage de bonnes pratiques mal analysées, peu suivies surtout et encore moins validées sur le terrain.
Il en est de même avec le développement de relations transactionnelles au sein de la « génération Y », relations où les échanges de savoirs s’avèrent de fait quasi-absents : voilà en effet un défi mal formulé et aux enjeux mal pensés, où se retrouve oubliée l’efficacité de la «great place of work», de même que la place des savoirs et des savoir-faire. L’évocation de l’entreprise et des fonds socialement responsables fait oublier le rôle central des talents et du travail d’équipe fondé sur la complémentarité des compétences dans les nouveaux liens d’engagement et les investissements mutuels. On laisse de côté également une éthique partagée par tous - on sait où mène la mono-éthique -, et du coup le rôle des savoirs dans les pratiques éthiques… et donc du capital humain et immatériel: sans le second, l’homme n’est au cœur de rien, à l’heure précisément de l’effacement des institutions étatiques. Faut-il rappeler à la suite du Prix Nobel Schoutz, qui définit le capital humain comme la somme des compétences, expériences et connaissances - le vrai triangle -, parallèlement aux formulations de Boutis qui parle de «rassemblement des ressources intangibles possédées par les membres de l’institution».
DU CAPITAL HUMAIN AU CAPITAL IMMATÉRIEL
Tout passe ici par le modèle de Michael Porter auquel on reproche précisément - largement à tort - d’oublier complètement le capital humain dans sa démarche. Des études récentes montrent pourtant que la gestion du capital intellectuel, la connaissance rare et l’expertise permettent largement le développement de nouveaux produits et surtout de nouveaux rapports avecle client. Comment dès lors concilier ce qui n’est qu’un constat que nous pouvons tous aisément faire avec la mise en cause d’une «méritocratie» éminemment utile? La connaissance, le capital intellectuel et immatériel sont à la base, d’une manière ou d’une autre, de l’avantage concurrentiel né de la maîtrise des intangibles (Charles Henri Besseyre Deshorts).
Quant à l’innovation, au sein de l’entreprise de demain, elle reste paradoxalement figée dans ses formulations traditionnelles, et non comme lien entre tous les facteurs évoqués. Où est donc passée la révolution des paradigmes?
http://laura-garcia-vitoria.blogspot.com/2009/09/vers-lentreprise-globale-et-innovante.html
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3 CONFÉRENCES POL1 Comment le pouvoir politique peut-il encourager la croissance verte ? Peut-on aller beaucoup plus loin que les objectifs définis par... En savoir plus...
POL2 Quel est le bon niveau pour agir sur les différentes dimensions (local, national, européen, international) du Développement Durable... En savoir plus...
POL3 Existe-t-il des approches différentes d'une politique de développement durable suivant les tendances politiques ? ... En savoir plus...
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Au programme du forum / |
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Détail des conférences
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POL1 | Le 20 Octobre 2009 de 09H00 à 09H50
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Comment le pouvoir politique peut-il encourager la croissance verte ? Peut-on aller beaucoup plus loin que les objectifs définis par le Grenelle de l'environnement ?
Le gouvernement français, à l’instar de nombreux autres gouvernements des pays de l'Union Européenne, a placé le développement durable au centre de sa stratégie de développement socio-économique en le considérant comme un relais de croissance pour l’après-crise.
Les volumes d’investissement annoncés se comptent en centaines de milliards d’euros sans qu’il soit possible de connaître l'origine, où et comment vont être générés des flux financiers aussi importants. De même, on parle de centaines de milliers d'emplois.
Il faut rappeler que le Plan Grenelle 1 prévoit 440 milliards d’euros d’investissements “verts” avec à la clé 535.000 emplois et le Plan Grenelle 2.
Quels sont les différents dispositifs mis en place par le gouvernement pour accompagner sa politique de développement durable ?
Quelles sont les actions prévues par ces dispositifs ? Quels sont les secteurs prioritaires ? Peut-on considérer que les "Grenelle de l'environnement" constituent la concrétisation d'une politique de développement durable ?Ne faudrait-il pas réaliser un Grenelle du développement durable pour résoudre les problèmes posés par le misfit qui existe entre les avertissements des Nations Unies recommandations de l'expertise internationale et les propositions actuelles ?Comment peut-on aller beaucoup plus loin dans le contexte budgétaire et économique que traverse l’économie mondiale ?
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ANIMÉ PAR
Luc OFFERLE Journaliste Spécialisé MLG consulting
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LES INTERVENANTS |
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François GROSDIDIER Député de la 1re circonscription de Moselle Assemblée Nationale.
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Patrice HERNU Conseiller DD auprès du gouvernement Membre du comité d'organisation du Forum Mondial du DD.
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POL2 | Le 20 Octobre 2009 de 14H00 à 14H50
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Quel est le bon niveau pour agir sur les différentes dimensions (local, national, européen, international) du Développement Durable ?
Le développement durable fait l’objet actuellement de grandes négociations et plans d’action à différents niveaux : international, groupement économique, national, régional, local.
Au niveau des pays européens, les différences aux niveaux des contenus et des décalages de mise en œuvre dans le temps interrogent chaque citoyen sur la pertinence des propositions annoncées et du temps nécessaires pour les mettre en œuvre.
Le foisonnement des initiatives est tel qu’il est aussi permis de s’interroger sur la mise en cohérence de toutes ces propositions et programmes aussi différents comme sur l'inexistante apparente d'une coordination au niveau de l'ensemble des pays européens comme au niveau mondial, alors que les Nations Unies comme l'expertise internationale parlent de situation d'urgence dont la solution suppose un consensus mondial.
En France, le MEEDEM et sa Stratégie Nationale du Développement Durable (SNDD) fixent de grandes orientations de la politique nationale de développement durable française. Au niveau local et pour les collectivités territoriales (considérées par l'Agenda 21 comme les vecteurs principaux du développement durable dans un pays) ce sont souvent des agendas 21 locaux différents qui définissent des plans d’actions concrets. De même, au niveau de nombreuses entreprises, les politiques de développement sont "personnalisées". Sont-elles encore des politiques de développement durable ?
Comment les acteurs économiques peuvent-ils identifier le bon niveau de décision pour les grands axes du développement de l’économie verte ?
Comment le principe de subsidiarité en œuvre au sein de l’Union Européenne s’applique-t-il ?Comment éviter ou diminuer l'importance des problèmes de consensus (notamment sémantiques) mais aussi les affrontements politiques lorsque le gouvernement en place à un engagement politique différent de ceux des régions et des collectivités territoriales définissant leur politique de développement durable ? Y-a-t-il une solution uniforme à trouver?
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ANIMÉ PAR
Julien VERMEULEN Directeur général MLG consulting
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LES INTERVENANTS |
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Michel BREUZARD Président des sections départementales Alsace Nature.
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Benoît SIMON Directeur Associé, Évaluation des politiques publiques Environnement Développement durable Planète Publique.
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POL3 | Le 21 Octobre 2009 de 12H00 à 12H50
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Existe-t-il des approches différentes d'une politique de développement durable suivant les tendances politiques ?
Après une première phase d’émergence et de structuration, le développement durable est devenu l’une des thématiques majeures de presque tous les partis politiques. Mais du fait de la diversité des interprétations, on peut comprendre que les approches diffèrent sur les réponses à apporter.
Déjà dans les années 1970, le Club de Rome faisait des recommandations qui ont constitué les bases intellectuelles du développement durable (officialisées en 1992) dont la première définition des Nations Unies (Gro H. Brundtland, 1987) était déjà appliquée au XVe et encore au XVIIIe siècle. Depuis d'autres définitions sont apparues : même les Nations Unies en ont proposée une autre en modifiant celle de 1987. Développement durable: de quoi parle t-on ?
Les politiques proposées actuellement sont-elles des politiques de protection de l'environnement et de lutte contre l'effet de serre ou des politiques de développement durable ?Existe-t-il un développement durable de gauche et de droite ? Si oui, quelles sont les lignes de fractures ?
Le débat sur le développement durable doit-il nécessairement rejoindre le débat autour de l’avenir des systèmes politiques actuels ?
Comment le débat droite/gauche sur le développement durable est-il abordé dans des pays de l'UE ?Le principe de l'exemplarité, un principe du développement durable, relève-t-il de la culture politique ?Quelles sont les conséquences pour les entreprises qui a adopte une politique de développement durable ?Quelle définition donnée au concept "entreprise durable" ?Comment convaincre de l'importance de la mise en ouvre de procédures d'évaluations des politiques de développement durable dans les entreprises ou les collectivités territoriales ?
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ANIMÉ PAR
Julien VERMEULEN Directeur général MLG consulting
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LES INTERVENANTS |
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François GROSDIDIER Député de la 1re circonscription de Moselle Assemblée Nationale.
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Jean VERGNES Consultant UNESCO et MAE, Chargé du développement durable à l'UISF et au RMEI.
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